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Le patrimoine vernaculaire varois
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Restanques, cabanons, glacières, apiés, fours à cade, fours à chaux, charbonnières… constituent ce que l’on appelle aujourd’hui le patrimoine vernaculaire. Vulnérable, humble et populaire, il caractérise l’histoire de notre département.

Les glacières

Le Massif de la Sainte-Baume abrite 21 glacières, c’est la plus importante concentration de glacières du bassin méditerranéen. Les premières glacières y ont été construites vers 1640.

Il s’agit de grands puits maçonnés enfouis aux 2/3 avec couverture en coupole couverte de tuiles, d’une profondeur de 15m pour un diamètre de 8 à 10m.

A proximité des glacières s’étendent de grandes prairies, les bassins, où l’on faisait geler l’eau des sources et des ruisseaux environnants. Cette glace était débitée et conditionnée dans les glacières. Après cette opération les glacières étaient fermées hermétiquement et on ne les réouvrait qu’à la fin du mois d’avril. La glace était transportée de nuit sur des charrettes. Cette glace était essentiellement réservée aux villes de Toulon et de Marseille.

Le commerce de la glace a décliné d’un coup vers 1880 – 1900. Le réseau ferroviaire a permis l’importation massive de glace en provenance des glaciers alpins et les 1ères fabriques de glace artificielle se sont implantées sur le littoral.

La glacière de Pivaut dans le massif de la Sainte Baume©Var Tourisme / LCI
 
Campanile du vieux village du Cannet-des-Maures©Var Tourisme / Nico Gomez

Les campaniles


En Provence, on appelle campaniles ces dentelles de fer forgé couronnant l’horloge du village et supportant la cloche qui sonne les heures et qui avertit du danger. A la fois semblables et différents, simples ou richement ciselés, les campaniles sont des ouvrages d’art remarquables par leur forme et leur élégance.

Le Var est le département de la Région qui en possède le plus. Depuis le Verdon, jusqu’à la Méditerranée, les campaniles varois défient glorieusement les forces déchainées du Mistral qui transporte au loin le chant régulier de leurs cloches jalousement protégées par leurs cages de métal.

Alors, n’hésitez pas à lever les yeux, vous allez découvrir des petites merveilles !

 
 
 

Les restanques


La restanque, du provençal « restanco », est un mur de soutènement construit en pierres sèches sur un flanc de colline pour établir une terrasse de culture.

La mise en culture des collines s’est développé en Provence dans le courant des XVIII° et XIX° siècles et a modelé de façon très caractéristique les paysages. Les terrasses constituent une réponse efficace aux contraintes du relief et à la violence des précipitations : les gradins successifs brisant le ruissellement des eaux pluviales et favorisant leur infiltration dans la terre. Le plus souvent exposées au sud ou au sud-est, elles réverbèrent le soleil et permettent des micro-climats favorables.

Dans le Var les restanques ont escaladé de nombreuses pentes, occupant presque tout le département. On les rencontre aussi bien sur la côte que dans l’arrière-pays. Elles accueillent avec générosité et gourmandise vignes, oliviers, amandiers, fleurs coupées… Elles constituent des paysages pittoresques, magnifiés, des lignes fragiles et magiques entre nature civilisée et nature sauvage


Restanques ensoleillées©Fotolia

 
Apiés à Solliès Toucas©Var Tourisme / Pascale Fluchère

Les apiés

Pour donner aux ruches des microclimats favorables les apiculteurs provençaux ont aménagé des murs en pierres sèches à niches dans lesquelles étaient placées les ruches. Celles-ci étaient la plupart du temps taillées dans du bois de châtaignier ou confectionnées dans de l’écorce de chêne-liège. Ces murs en pierres sèches sont appelés des apiés, ou murs à abeilles (« brusc » en provençal). Le Var en recèle une bonne centaine (peut-être plus !), vous les découvrirez au cours de vos randonnées.