Le 1er dimanche de l'Avent
Le début du temps calendal. L’Avent dure la période qui inclut quatre dimanches avant Noël. C’était un temps de pénitence, le début d’une période de jeûne et de méditation pour préparer la fête de Noël. Autrefois on annonçait l’Avent dans les rues, au son des galoubets et des tambourins.
Le 4 décembre, la Sainte-Barbe
Ce jour là, on sème du blé dans trois "seitouns" (soucoupes), trois pour représenter la trinité. Arrosé abondemment et placé près de la cheminée, le blé doit être dru et vert à Noël, quand on le pose sur la table pour le Gros soupa.
Le 13 décembre, la Sainte-Luce
"À la Sainte-Luce, les jours croissent du saut d'une puce". Pour accompagner ce retour à la lumière, on illuminait chaque soir jusqu’à Noël, façades, balcons ou fenêtres avec des lanternes et des bougies.
Le 24 décembre, la veille de Noël
On prépare la crèche avant de passer à table pour déguster le Gros Soupa. Entre la fin du souper et la messe de minuit, il fallait rester réveillé (voilà l’origine du mot réveillonner). Petits et grands se réunissaient autour du feu ou d’une table pour jouer ou écouter des histoires.
Au son des premières cloches qui appelaient à la messe de minuit, on allumait une veilleuse près de la crèche, symbole de la naissance de Jésus. Avant de partir à la messe, les enfants mettaient leurs souliers devant la cheminée.
Au retour de la messe, on mettait le petit Jésus dans la crèche, on découvrait ses cadeaux et on se régalait souvent à nouveau des treize desserts restés sur la table (selon la tradition) et du vin cuit pour se réchauffer.
Le 24 décembre, la nuit de Noël, la crèche vivante
C’est une tradition très ancienne qui consistait, pour un groupe de personnes, à se costumer et à prendre place dans l’église de façon à figurer la crèche de Bethléem.
Les autres personnages de la crèche (bergers, moutons, ânes), défilaient dans les rues du village en costume traditionnel, à la seule lumière des lanternes et se rendaient à l’église. Les porteurs d’offrandes déposaient leurs cadeaux à tour de rôle, tandis que les bergers demeuraient à la porte de l’église pour la cérémonie du pastrage.
Le 25 décembre, le jour de Noël
C’était le jour de la dinde farcie. Après le repas, on faisait des visites ou l’on en recevait.
« A Nouve me tei parens, à Pasquo me toun cura »
« À Noël avec tes parents, à pâques avec ton curé »
Le 26 décembre, le lendemain de Noël
Cétait autrefois un jour férié, tout était fermé et les journaux ne
paraissaient pas. On mangeait l’aïoli en famille. C’était le repas d’adieu.
Le 31 décembre, la Saint-Sylvestre
On réveillonnait jusqu’à minuit afin de se souhaiter la bonne année en s’embrassant sous le gui. Le lendemain 1er jour de l’an, on ne travaillait pas et surtout on ne devait pas faire la lessive. Les enfants allaient souhaiter la bonne année aux parents et aux amis proches. Ils recevaient des étrennes.
Le 6 janvier, l'Epiphanie
Les trois rois mages, en route vers la crèche jusqu’alors, sont arrivés, et les galoubets et les tambourins l’annoncent au village.
Pour les fêter, on "tire les rois", c’est à dire que l’on mange en leur honneur une couronne briochée aux fruits confits dans laquelle est dissimulée une fève. Le plus jeune est sous la table et désigne pour
chaque convive la part qui lui sera attribuée. Le "roi" doit alors apporter un gâteau au prochain repas.
Le 2 février, la chandeleur
Le temps calendal étant vraiment fini, la crèche est défaite ce jourlà et les santons s’en retournent à leurs occupations.