Au large de Bandol, on trouve encore au fond de la Méditerranée des "dolia", tonneaux de terre cuite vieux de vingt à vingt-cinq siècles.
Dans l'antiquité déjà, le vin de Bandol s'exportait outre-mer. Le port lui même a été créé pour accueillir les bateaux chargés de vins, dans des récipients qui, dès le Moyen-Age furent marqués d'un " B ". Le Bandol optient son AOC en 1941 ; c'est l'une des premières AOC en France.
Les vignerons ont bâti les fameuses restanques, ces gigantesques terrasses de pierres sèches montées à la main à flancs de coteaux. C'est pour travailler la vigne et éviter toute érosion que les terres de l'appellation ont été ainsi façonnées. Héritier d'un authentique art de la vigne, le vigneron du Bandol est avant tout un passionné qui soumet toutes ses actions à une exigence : la qualité.
Le Bandol est produit sur 8 communes (Bandol, Le Beausset, Le Castellet, La Cadière, Saint Cyr sur Mer, Saint Anne d'Evenos, Sanary, Ollioules). On compte 48 domaines et 5 caves coopératives.
Le Mourvèdre
On n'est pas peu fier en Bandol, d'avoir su apprivoiser ce cépage qui refuse obstinément de bien mûrir ailleurs. Véritable signe extérieur de noblesse, ce grand cépage a trouvé en région de Bandol son terroir d'élection. En mûrissant lentement au creux des coteaux, à l'abri du mistral, il garde tous les éléments aromatiques qui font la richesse du vin et son harmonie.
Son rendement est relativement faible. Il représente au minimum 50% de l'encépagement pour les vins rouges. On retrouve également le Mourvèdre dans les rosés, auxquels son pouvoir oxydant apporte une excellente tenue dans le temps.
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